Flint Lockwood est inventeur. Jusqu’ici, toutes ses inventions bizarres, depuis les chaussures que l’on se pulvérise sur les pieds jusqu’au traducteur de pensées pour singe, ont été des échecs spectaculaires qui ont causé d’innombrables problèmes à sa petite ville, Swallow en Château. Cette fois, Flint est bien décidé à inventer quelque chose qui rendra les gens heureux. Pourtant, lorsque sa nouvelle création, la machine à transformer l’eau en nourriture, détruit la grand-place avant de disparaître dans les nuages, il pense que sa carrière d’inventeur est définitivement fichue. Jusqu’à ce que l’incroyable se produise : il se met à pleuvoir des cheeseburgers ! Sa machine marche ! Les averses de nourriture connaissent un succès instantané et Flint se fait vite une nouvelle amie : Sam Sparks, la présentatrice météo qui arrive à Swallow en Château pour couvrir ce qu’elle appelle « le plus formidable phénomène météo de l’histoire ». Mais les gens réclament de plus en plus de nourriture et la machine se met à avoir des dysfonctionnements, répandant des tornades de spaghettis et de boulettes de viande géantes. La ville est sur le point d’être engloutie par des montagnes de marshmallows et des raz-de-marée de pastèques. Flint et Sam vont devoir faire appel à toute leur expérience et leur inventivité pour arrêter la machine et faire en sorte que tout rentre dans l’ordre…



Ce nouveau dessin animé des studios Sony (Happy Feet) est un pur moment de comédie. Ne cherchez pas l’intelligence, c’est juste un délire complet!

L’histoire

Le scénario est très simple et se base sur une idée de film catastrophe. D’ailleurs le dessin animé est plus ou moins une parodie des films catastrophe à gros budget: on pourra notamment reconnaître Armageddon (la boulette géante finale = l’astéroïde énorme) et Le jour d’après (la tornade, les effondrements de bâtiment, les aliments qui roulent sur les habitants…). Mais cette fois-ci, le personnage principal est un génie raté dont toutes les inventions ont jusqu’ici échouée. C’est en voulant aider les habitants de sa ville (contraints à manger des sardines jusqu’à la fin de leur vie) qu’il va déclencher une terrible catastrophe qui va (bien sûr!) frapper tout l’hémisphère nord de la planète.

La parodie en elle-même est complètement réussie avec une succession de gags assez intelligents et originaux. L’humour est également renforcé du fait que l’attaque ne vienne pas des éléments, mais des aliments. Il y a deux parties dans ce film: la première où les habitants commandent à volonté de la nourriture et sont servis… par le ciel! Sachez de suite que vous aurez très vite envie de manger au vu des délicieux plats qui tombent!

La deuxième partie est consacrée à la surchauffe de la machine qui commence à penser par elle-même et attaque les habitants à coup de hot-dog et maïs géants (si, si!). Les scénaristes se moquent clairement des films catastrophes notamment lorsqu’un journaliste explique que "les aliments s’abattent d’abord sur les grands édifices mondiaux

pour frapper ensuite le reste du monde". Cette réflexion est des plus juste (et des plus drôle!) sachant en effet que dans tout bon film catastrophe qui se respecte on voit d’abord l’Empire State Building et la Tour Eiffel s’effondrer comme si la nature calculait son coup!

Flint est un personnage plutôt attachant qui tente toujours de faire le bien sans y arriver. Il possède toutes les caractéristiques du nerd, mais il reste avant tout un personnage comique plutôt que ridicule. La petite journaliste, Sam Sparks, est mon personnage préféré: son caractère est étoffé et le dilemme auquel elle doit faire face est intéressant. En effet, la jeune femme est également un génie, mais spécialisée dans le temps. Mordue de météo, elle se fait passer pour une Miss Météo sans cervelle afin de vivre sa passion. Au fil de l’intrigue et grâce à la catastrophe, elle laissera sa vraie personnalité s’exprimer, ce qui lui permettra notamment de se rapprocher de Flint. Le père de Flint est également un personnage profond tout en étant comique. Pêcheur depuis 20 ans, il ne comprend pas la passion de son fils et refuse de lui faire confiance. La catastrophe lui permettra enfin d’exprimer ses sentiments. Le méchant maire reste très caricatural et manque vraiment de force: il est juste cupide, gros et sans cervelle. Les personnages secondaires sont beaucoup trop nombreux et empêchent les personnages principaux d’être correctement mis en avant. Bébé Brent est notamment insupportable et le personnage n’a pas lieu d’être.

Certes le film est un délire total drôle et audacieux, mais le tout manque cruellement de fond. Les personnages ne sont pas assez travaillés et l’intrigue en elle-même reste vraiment light. La succession de gags pendant 1h risque d’ennuyer rapidement les plus grands. La fin tire un peu trop en longueur et on aimerait que les moments un peu plus sérieux le restent au moins pendant plus de 3O secondes. Parfois le tout est lourd et manque de dramatisation. Peu de thèmes sont réellement abordés et la dénonciation de la malbouffe n’est pas si développée que ça: c’est bien dommage.

La réalisation

La 3D est vraiment TRES basique (j’ai été habituée à mieux avec Sony pour Happy Feet…) et l’animation des personnages n’a rien d’exceptionnelle. Par contre le travail effectué sur les couleurs et la lumière est assez génial. A partir du moment où la nourriture commence à pleuvoir, chaque scène présente un univers différent: les hamburgers

les glaces

le restaurant à ciel ouvert où la viande tombe dans les assiettes, les macaronis, la maison en gélatine de fruits (dont l’intérieur avec les meubles tout en gélatine est une trouvaille géniale visuellement)

et ça continue encore comme ça pendant longtemps…

Viennent ensuite les attaques d’aliments qui sont à chaque fois bien trouvées. Sur grand écran, deux passages sont vraiment hallucinants et m’ont laissé bouche-bée: la tornade de spaghettis qui est tout simplement renversante:

et la boulette géante finale remplie de cochonneries qui est tout aussi impressionnante.

Chaque attaque est aussi différente que les pluies d’aliments du début. Les tombés de pancakes tels des soucoupes volantes sont aussi drôles qu’appétissants.

 

CONCLUSION

Tempête de boulettes géantes est un film qui ravira tous les enfants gourmands, mais aussi les parents qui risquent cependant de ne pas vraiment trouver d’intérêt à cette succession de gags et de délires gourmands.