Elle s’appelle Laurana et nous ferons sa connaissance un été de las 2498 (Clandrier val-adon) dans les bras d’Olympia le Surenan, blond aux yeux bleus étranger qui s’intéresse aux vestiges d’une civilisation en partie perdu. Il s’intéresse au passé sur la Grande Aîeule. A la fin de l’été il repartira, laissant Laurana commencer sa vie de femme, de mère trop vite arrêtée.
Difficile de raconter ce roman, parce qu’il est dense, le récit vous embarque dans un monde étrange loin, ailleurs, dans un monde étonnant où subissent quelques pouvoirs particuliers, des histoires ancestrales, la vie en communautés qui se mélangent peu et semblent toutes être des clans rivaux.
On y croise des patrouilleurs chargé de défendre le clan, d’autres capables de lire l’avenir, et dans cette société matriarcale où les femmes ont le lead sur les hommes ce qui donne des relations très particulières, une forme de liberté sexuelle différente, on découvre toute une société qui se dévoile peu à peu au fil du récit. Laurana semble, elle, avoir un destin particulier, entre deux mondes, capable d’être le lien, la connexion avec le passé tout en étant bien ancrée dans le présent avec ses amis… on la voit grandir devenir pleinement femme, affrontant les dangers, l’étranger, la Mort noire et tout ce qui rythme la vie de la communauté.
Un récit, étrange dans lequel on rentre progressivement qui nous envoûte peu à peu avec ses chapitres longs et qui finit par se lire d’une traite. Un premier tome prometteur à découvrir.

