Résumé:

Laissé pour mort, le gouverneur a retrouvé le pénitencier où Rick Grimes et ses amis s’étaient installés avant de découvrir Woodbury. La confrontation tourne au bain de sang après  la destruction du mur d’enceinte, Rick et Carl n’ont d’autres choix que de fuir le massacre qui s’en suit!
L’ancien policier, gagné par le fièvre, est en très mauvaise posture. Fort heureusement son jeune garçon le protège, le temps que Michonne et leurs anciens compagnons (Glenn, Maggie, Andrea et Sophia) les retrouvent.
Sous l’impulsion, d’autres survivants rencontrés sur la route, et d’Eugene Porter en particulier, les survivants décident de rallier Washington, la capitale où, selon les dire du docteur tout a commencé, et où une communauté scientifique pourrait avoir trouvé le remède au fléau qui ravage le monde et fait se relever les morts!

 

Notre avis:

Avec ces six épisodes (67 à 72), rassemblés dans ce douzième recueil, Robert Kirkman (qui collabore actuellement avec Todd Mac Farlane (The Haunt)) nous démontre avec brio qu’il peut surprendre, et arriver à maintenir encore et toujours le suspens autour de sa désormais célèbre série Walking dead (Eisner Awards de la meilleure série, la BD a vu son adaptation télé débuter ce mois ci sur la chaîne AMC et réalisé par Frank Darabont (La ligne Verte, The mist)!

Rebondissements et émotions sont savamment distillés dans ces nouvelles mésaventures qui voient le groupe mener par Rick Grimes intégrer une nouvelle communauté, en banlieue de Washington (ville où, on le regrettera, ils n’entrent pas!); celle –ci est dirigée par le charismatique Douglas Monroe.
Les derniers tomes ayant vu leur rang se clairsemer (en particulier dans le tome 8 :"Une vie de souffrance"), les survivants sont relativement épargner dans ces nouveaux chapitres, sauf que très vite des soupçons vont naître à l’égard de leurs hôtes qui paraissent aussi louches que ceux qu’ils ont croisés auparavant.
La couverture du numéro 72 reproduite à la fin du volume a un petit air de Desperate housewives!
On en vient à se demander vers quelles nouvelles horreurs le scénariste de "Invincible" (également disponible chez Delcourt), va entraîner ses personnages! Et surtout lesquels survivront au final! Kirkman a par ailleurs démontrer qu’il ne reculait devant rien pour susciter l’horreur chez le lecteur et qu’il était capable de "sacrifier" un personnage devenu incontournable!

Les illustrations noir et blanc du britannique Charlie Adlard illustrent parfaitement cette "philosophie".
La collaboration des deux hommes (il faut également associer Tony Moore) a fait de Walking Dead une œuvre incontournable pour les amateurs de comics, de George Romero, et de morts vivants.
Kirkman et Adlard ont construit au fil des pages un univers surpassant celui du réalisateur (nationalité), en développement la psychologie des personnages confrontés autant à l’appétit des zombies, qu’à la sauvagerie de leurs contemporains poussés dans leur retranchement!
Même les plus habitués arrivent encore a être saisit par certaines double pages très explicites et crues (le travail sur les trames de Cliff Rathburn est aussi à souligner); les plus sensibles devront s’abstenir!

L’apocalypse est à l’honneur ces derniers temps chez Delcourt avec Le fléau et 28 jours plus tard et on s’en félicite!
Si vous n’avez pas encore ouvert un volume de cette série (On dénombre à ce jour 300 000 lecteurs), vous n’arriverez pas longtemps encore à échapper au virus!
Incontestablement un classique de la bande dessinée!