Nah est fils d’un tailleur de pierre de Teotihuacan. Il n’en a pas moins pour camarade de jeu la fille du roi des Mayas, Topiltzin. Les deux jeunes gens doivent bientôt être séparés par leurs castes respectives, arrivant à l’âge adulte, lorsqu’ils se retrouvent plongés dans un conflit entre le dieu maléfique Tezcatlipoca et le supposé bénéfique serpent à plume, Quetzalcoatl. Les deux dieux des Mayas ressentent en effet le besoin de s’incarner afin de découvrir le monde des mortels, mais ils vont ainsi mettre en péril l’équilibre même de l’univers.
 
Essai transformé pour Claire Panier-Alix qui publie là son premier roman jeunesse. Ecrit d’une plume vive et avec une grande intelligence, Les songes de Tulà développe une approche intéressante sur le rapport de l’homme au divin. Appuyée sur une solide documentation, l’auteur fait revivre avec talent une civilisation disparue et méconnue du grand public, ce dont on ne peut que se féliciter. Plus particulièrement adapté au lectorat adolescent, le roman n’en reste pas moins attractif et apporte une nouvelle pierre à la brillante collection Royaumes Perdus qui donnera, à n’en pas douter, le goût de la lecture et de l’Imaginaire à plus d’un jeune lecteur (et d’une jeune lectrice ça va de soi).
 
Comme les autres volumes de la collection, Les songes de Tulà est à mettre d’urgence entre toutes les mains !