Un jeune humain, adolescent de notre époque, à la vie bien terne, découvre un beau soir qu’il est capable de se transformer. Le même soir il comprend que ce ne sont pas uniquement les origines grecques de sa mère qui font qu’elle ne jure que par Zeus. Ce jeune garçon s’appelle Stefanos Alias.
Fils d’une humaine jadis séduite par le dieu Aristée, il va, à quatorze ans être rattrapé par son passé dont il ignorait tout jusqu’alors.
Il va se trouver plongé dans un complot menaçant l’ordre du monde et l’existence même des Olympiens. Si les conjurés de Niobé parviennent à leurs fins, les héros dont les histoires façonnent l’imaginaire depuis des siècles et des siècles ne parviendront plus à accomplir leurs exploits et tomberont dans l’oubli éternel.
On retrouve dans ce tome les ingrédients qui plairont aux fans de mythologie et d’histoires qui mélangent notre époque et l’Antiquité. D’autant qu’ici les époques se superposent et les divinités peuvent passer de l’une à l’autre pour parvenir à leurs fins. Ce roman est d’ailleurs une vraie mine d’or en terme de connaissances et de découverte de la mythologie et des liens de famille pour le moins compliqué entre tous les dieux, déesses, monstres et héros en tout genre dont fourmille ces histoires.

 

On pense bien évidemment à Percy Jackson (Rick Riordan, Albin Michel Jeunesse) : un jeune humain fils de divinité qui a une mission un rôle à jouer dans l’avenir de sa famille divine et qui lui aussi cherche son père. La ressemblance s’arrête là. Moins spectaculaire, la mythologie est ici plus détaillée.
On regrettera vraiment (d’autant plus ? ) certains défauts du roman : on se demande bien pourquoi l’auteur s’obstine par moment à vouloir parler « djeun’s » et à coller en pleine aventure des répliques du XXIème siècle avec des personnages de télévision ou de films…c’est inutile, cela gâche le rythme du récit et agace vraiment. De même pourquoi s’être acharné sur Zeus et le ridiculiser à ce point notamment avec ses roulements de « rrrrrrrrrrr » qui arrachent péniblement un sourire ! Enfin, même si l’auteur s’en explique à la fin, pourquoi s’être obstiné à ne pas appeler la ville d’Egée, Athènes alors que toutes les autres villes et îles portent leur nom d’origine : cela n’apporte rien du tout ! (à vouloir trop en faire…)
Ces quelques réserves faites, ces aventures sont vraiment sympathiques et on aime le suivre aux côtés de Thésée et découvrir ou redécouvrir les différentes aventures de ce héros, ses défauts, ses qualités, et le voir mener sa quête à son terme. On aime également l’interruption du récit par les conjurés qui observent, commentent les aventures et tentent de mener à bien leur complot.
Un roman à découvrir donc, malgré ses petits défauts, pour la qualité des aventures et celle des références qu’elles présentent. On espère le tome II débarrassé de ces quelques scories, d’autant que bien des questions restent en suspens. Qui sont tous les conjurés ? Quel but réel et ultime poursuivent-ils ? Où est passé Aristée et pourquoi a-t-il disparu de la circulation ? Quels autres héros et divinités Stef devra-t-il encore aider ? …

A suivre donc…