Résumé:

Dans le monde, la caféine est devenue une véritable drogue.
Afin de retrouver sa sœur, Hiken se fait engager par la compagnie Kashoo, une société toute puissante de par son monopole sur la production de café et de cacao.
Avec d’autres, il est débarqué sur une île appartenant à leur employeur et doit faire face à un accueil pour le moins inattendu.
Déshabillés ils sont marqués au fer rouges en fonction de la tache qui va leur être assignée et de la durée de leur contrat.
Parmi les nouveaux ouvriers hébétés, un homme se distingue : Nakai dont la mise à nu montre qu’il est déjà venu auparavant!
Une fois les équipes constituées, Hiken et Nakai, des « chasseurs », se voient offrir des masques à gaz et sont emmenés manu militari à l’intérieur de l’île.
L’endroit ne va pas tarder à se révéler fort menaçant lui aussi !

 

Notre avis:

Avec ce premier tome de la Mosca, réalisé par Kang Hyung Kyu, les éditions Ki-oon débutent une série dont le scénario oscille entre le survival et le polar noir. L’univers mis en place n’est pas sans rappeler celui de Battle Royale de Koushun Takami, qui s’avérerait une source d’inspiration insuffisante pour résumer le monde de la Mosca.
Une histoire qui se révèle un véritable récit d’aventure, teinté de fantastique plutôt qu’un pur récit d’anticipation ultra violent. Certes dérangeant, la mosca paraît pour l’instant moins extrème que le manga illustré par Masayuki Taguchi.
On ne peut s’empêcher par certains aspects de penser également à la série télévisée Lost de J.J. Abrams.
Graphiquement, l’enthousiasme est un peu plus mitigé. Le style de dessin ne colle pas véritablement à l’ambiance sombre que l’on devine, les monstres revêtent des allures naïves, même si on ne peut nier leur caractère dangereux. Néanmoins ça ne manque pas de rythme et de mouvements, et l’espièglerie d’une certaine anthropophage a son charme.

Un shonen inédit vraiment très prometteur. On se réjouit de découvrir la suite annoncée pour la fin août.