Au XIIe siècle, dans une Angleterre déchirée entre Saxons et Normands, le chevalier Ivanhoé, renié par son père pour avoir prêté allégeance à Richard Coeur de Lion, rentre incognito de croisade. Or, depuis son départ, le prince Jean sans Terre tente d’usurper le trône. À jamais fidèle au souverain menacé, Ivanhoé luttera pour le retour de son roi et participera au grand tournoi d’Ashby, véritable joute politique.

 

Notre avis:

Je dois être trop vieux. C’est ce que je me suis dit en refermant cet album ouvert avec beaucoup d’impatience tant le titre me rappelait ces soirées d’antan passées à dévorer et redévorer ce roman d’aventure de Walter Scott. Un héritage paternel, qui allait grandement, avec l’autre livre placé à mon chevet, La Flèche noire de Stevenson, nourrir mes rêves et mes jeux d’enfant. Et puis là, rien. Aucun frisson, aucun battement de coeur compulsif. Le désert le plus total côté émotion. Pourtant, l’histoire est là. Le dessin ne manque pas d’attrait. Mais la sauce ne prend pas. Est-ce dû au personnage même d’Ivanhoé que j’avais imaginé grand et fort et qui apparaît ici comme un gringalet adolescent. De même Lady Rowena ici transformée en Candy me pose question… Tout compte fait, je ne suis pas certain du bon choix du dessin… Et puis, le scénario semble un peu trop réducteur… Ou serait-ce le support ? La Bande dessinée serait-elle trop étroite pour faire vibrer le lecteur? Pour faire entendre les sabots martelant le sol, les lourdes épées s’entrechoquer? Ivanhoé ne pourrait-il vivre que dans le roman ou au grand écran ? Peut-être… En tous cas, ici, ça ne fonctionne pas.