A bord du non-vaisseau qui fuit dans une dimension inconnue, Duncan Idaho et Sheeana sont confrontés aux doutes de leurs compagnons d’exil. Le dernier grand maître du Tleilax, Scytale, qui les accompagne va bientôt leur faire une proposition qui semble difficile à refuser : recréer sur le non-vaisseau des gholas de Paul Atréides, Leto II et bien d’autres grands noms de l’âge d’or de Dune.

Pendant ce temps, sur Chapitre, la planète du Bene Gesserit, Murbella cherche à allier les révérendes mères à quelques honorées matriarches rebelles. Les autres honorées matriarches, quant à elles, se sont emparées de Tleilax et se préparent à un nouvel affrontement en s’alliant à des danseurs visages d’un genre nouveau.

De toutes parts, les éléments se mettent en place pour l’affrontement final, Kralizec.

 

On replonge avec plaisir dans l’univers de Dune, un des plus grands classiques de la littérature de Science-Fiction. Les termes sont familiers et rappellent de merveilleux souvenirs. Toutefois, la qualité d’écriture qui était celle de Frank Herbert, ainsi que le souffle épique qui animait son récit ne sont plus là. Il faut bien le dire, nous sommes face à un ersatz qui prolonge artificiellement la vie du cycle.

Moins mauvais que les tomes de Avant Dune (des mêmes auteurs), ce premier volume de l’Après Dune a le mérite de donner un sens aux dernières pages de l’ultime tome de la saga originale, la maison des mères. De l’aveu des auteurs, aucune certitude que ce sens soit celui souhaité par Frank Herbert qui n’a laissé aucune note. Cette suite, si elle est néanmoins plausible, n’égale en rien les tomes de Frank Herbert.

 

En conclusion, disons simplement que la lecture de cet ouvrage est à réserver aux accros de Dune, à ceux qui seraient prêts à tout pour une bouffée d’épice, même si ce n’est plus celle d’Arakis. Que les autres découvrent plutôt les premiers tomes de Dune où se tournent vers le cycle de L’histrion d’Ayerdhal qui développe un univers similaire avec plus de talent et de finesse.