Une catastrophe évoquée par Voltaire dans un fameux chapitre de son non moins célèbre Candide : en 1755, la ville de Lisbonne fut détruite par le plus grand tremblement de terre jamais survenu en Europe, qui plus est le jour de la Toussaint, alors que la ville catholique était en pleine dévotion (autrement dit, les fidèles se pressaient pour voir l’Inquisition faire rôtir quelques hérétiques en place publique sur le bûcher, histoire de fêter en grande pompe le 1er novembre). En 2017, la terre tremble de nouveau au Portugal, non pas à cause d’un autre séisme, mais parce que Moonspell et la voix rugissante de Fernando Ribeiro commémorent à leur façon le traumatisme vécu il y a pile 262 ans par la Lusitanie martyrisée (de magnitude 8-9, le tremblement de terre provoqua un raz-de-marée, et la ville fut ensuite la proie de multiples incendies). Le nouvel opus du groupe, intitulée 1755, s’avère donc un concept-album tout entier consacré aux scènes de fin du monde dans lesquelles furent précipités les Lisboètes, qui moururent par dizaines de milliers. Le thème de l’Apocalypse n’est du reste pas étranger à la discographie de Moonspell, qui déjà dépeignait un monde en flammes dans l’album Night Eternal, en 2008.

1755, chanté entièrement en portugais, sera disponible à partir du 3 novembre 2017.

Site officiel du groupe