Texte à la demande de Marianne Guyard-Doreau

Terre, hors du temps


Rodent est un petit rongeur des champs. Son terrain de jeu, les innombrables galeries qui courent à travers le monde.


Sa particularité, être le lien entre les synapses de la terre et le monde des vivants qui la peuplent.


Chaque battement de coeur, chaque respiration de la Déesse Mère lui sont retransmis pour qu’il avertisse ceux qui oeuvrent pour sa préservation.


Il est donc en contact permanent avec le Petit Peuple sans qui le cycle des saisons serait inexistant. Son ingéniosité et son amour pour la Terre contribuent à trouver les bonnes solutions lorsque, par maladresse ou par cupidité, elle est meurtrie par les hommes.


Afin de communiquer efficacement avec les êtres de bonne volonté et les chercheurs du Monde entier, il utilise les pouvoirs du coquelicot. Cet allié de Morphée les plonge dans un sommeil où leur imagination créative est à son paroxysme.


Il peut ainsi les guider pour tout mettre en oeuvre dans les plus brefs délais. Le mérite en revient aux hommes bien sûr, mais il n’en a cure. Seul le résultat compte à ses yeux.


La terre est alors guérie pour le bien de tous.


Rodent n’a plus qu’à imprégner la mémoire des hommes de tous les plus beaux souvenirs des myriades de merveilles dont regorge la Planète bleue.
Pour réaliser ce prodige, il a juste besoin de poser son museau sur la fleur de coquelicot… et d’un peu de magie aussi.

Merlinéa

(photo de Julian Rad)