Salle du jugement, Ancienne Egypte, 3000 av. J.-C.


Dans l’Ancienne Égypte, l’âme des morts est pesée lors d’une cérémonie ancestrale :


Anubis, dieu des nécropoles et de l’embaumement, accompagne chaque défunt devant Maât, déesse de la justice et de la vérité, pour que son coeur soit pesé sur la balance divine.


Si son coeur fait le même poids que la plume de vérité, le défunt peut accéder à la vie éternelle. Dans le cas contraire, ce coeur est dévoré par Âmmout, la grande dévoreuse, et l’âme damnée est condamnée à être désintégrée.


La sentence est alors actée par Osiris en personne.


Ce que ne disent pas les textes sacrés, c’est le nom de l’exécutrice de ce jugement : Custos Maât, la gardienne aux deux plumes.


La jeune femme à la tenue rouge et or, à la ceinture au blason aux deux plumes, incarne la dualité qui caractérise la nature profonde du genre humain, à savoir le bien et le mal.


Le jaune symbolise le rayonnement de l’aura, la clarté de l’âme, l’assurance d’immortalité.


Le rouge, en revanche, se réfère au feu destructeur et à l’oubli dans l’indifférence générale.


Les deux plumes qui ornent sa ceinture correspondent à la lettre Y qui symbolise le choix, la croisée des chemins.


Alors un conseil : efforcez-vous d’avoir la vie la plus droite possible si vous ne voulez pas que Custos Maât désintègre votre âme.

Merlinéa

(illustration Élie illustrations et dessins)