Un texte à la demande de Julien Fleury (la photo est de lui)

Olympe, hors du temps


Une fois n’est pas coutume, nous sommes de retour chez les grecs et plus précisément sur l’Olympe, le royaume des dieux.


Le sujet du jour est l’une des nombreuses descendantes de Zeus en personne. J’ai nommé Carpo, la déesse de l’automne.


Elle constitue avec ses trois soeurs ce que l’on appelle « les Heures ».

Chacune d’elles a en charge une saison : Thallo gère le printemps, Auxo s’occupe de l’été et Hora régit l’hiver.


Toutes sont d’une beauté à couper le souffle.


Carpo a la particularité d’avoir une chevelure unique en son genre, constituée d’une multitude de feuilles dont les couleurs changent avec le temps. Un régal pour les yeux faisant ressortir ses yeux verts émeraude.


Sa spécialité : la fructification. Nous lui devons tous les fruits automnaux, gorgés de vitamines, indispensables pour renforcer nos défenses afin d’affronter les frimas de l’hiver.


Son compagnon ? Un dieu à son image en parfaite adéquation avec sa condition : Dionysos, dieu de la vigne et du vin, source de bien des tourments.


Il est de notoriété publique que les dieux aimaient à batifoler à tous vents. Dionysos, roi de la fête, n’était pas le dernier en la matière.


Ainsi, c’est une Carpo esseulée qui passe son chagrin, allongée sur le sol, telle le tapis de feuilles mortes tombées pour l’occasion.


La couleur de sa chevelure en cet instant précis : Le marron, empreint de la sérénité et du réconfort dont elle a tant besoin.

Merlinéa